La housse de couette

housse de couette

Une housse de couette est très facile à réaliser. C’est un simple sac avec une ouverture en portefeuille pour pouvoir y glisser la couette.

Les tissus et la coupe

La housse doit être confectionnée dans un coton lavable ou dans un tissu mélangé. On trouve maintenant des tissus pour draps en deux largeurs, 1,75 m et 2,25 m, unis ou imprimés. Le choix en est assez vaste pour que vous puissiez trouver un tissu qui s’harmonise avec les couleurs de la chambre.

La housse sera un tout petit peu plus grande que la couette pour que celle-ci puisse s’enlever et se remettre facilement. Mesurez exactement la couette et ajoutez 8 cm dans les deux sens. Voyez quelle est la façon la plus économique d’employer votre tissu. Si votre imprimé n’impose pas un sens, le tissu en 2,25 m de large peut être utilisé dans sa largeur pour couvrir la longueur du lit.

Une housse de couette se compose de deux pièces assemblées sur trois côtés. Une des pièces a 25 cm de plus en longueur que l’autre pour faire le rabat. Nous l’appellerons la pièce A, et la plus courte B. La housse sera assemblée par de fausses coutures anglaises pour que l’intérieur soit net.

On prévoira donc des rentrés différents sur les deux pièces. Coupez la pièce A en comptant un rentré de 6 mm tout autour et la pièce B en comptant un rentré de 2 cm.

Sur la pièce A, retournez sur l’envers un rabat de 25 cm. Faites un petit ourlet piqué à la machine sur le bord. Sur la pièce B, faites sur l’envers un petit ourlet sur l’un des petits côtés et piquez-le. Ce sera l’ouverture de la couette. Sur les trois autres côtés de la pièce B, faites, sur l’endroit, un petit rentré et repassez. Posez la pièce B sur le sol, l’endroit vers vous.

Posez par-dessus, endroit contre endroit, la pièce A. La pièce B doit dépasser tout autour de 1,4 cm et le rabat doit reposer sur le dessus.

Rabattez le second petit côté de la pièce B sur la pièce A et faufilez le long du pli. Piquez à travers toutes les épaisseurs de tissu. Rabattez maintenant les grands côtés de la pièce B sur la pièce A. Faufilez et piquez. Retournez sur l’endroit et repassez. Vous pouvez, si vous le désirez, fermer la housse par des boutons-pression ou par des attaches, mais le rabat suffira à maintenir en place la couette.

Taies d’oreiller

Les taies d’oreiller se font exactement selon les mêmes principes que la housse de couette. En achetant un peu plus de tissu, vous pouvez faire deux taies d’oreiller assorties à la housse. Si vous voulez garnir les taies d’un volant froncé, fixez ce volant sur la pièce B, à 1,5 cm des bords. Le côté où s’ouvre la taie ne porte pas de volant. Sur les trois autres côtés, le volant sera pris dans la couture d’assemblage des pièces A et B.

coudre du linge de lit

Le linge de table

coudre une nappe

Le linge de table est très simple à faire. La seule difficulté est parfois de trouver du tissu en assez grande largeur pour une grande nappe. Regardez au rayon des tissus pour draps de lit, ils sont en beaucoup plus grande largeur que les tissus ordinaires, et vous pourrez y trouver de charmantes cotonnades imprimées dans les coloris que vous aimez.

Pour une nappe carrée ou rectangulaire, il vous suffit de faire un ourlet de 5 cm tout autour en formant soigneusement un onglet aux angles. Vous pouvez aussi poser à l’ourlet une bande de tissu dans une couleur contrastée. Pour les serviettes de table, vous ferez simplement un plus petit ourlet, vous pouvez aussi franger les serviettes : faites une piqûre à grands points à la machine tout autour et frangez le tissu jusqu’à la piqûre.

Nappes rondes

nappe rondeUne nappe ronde sera très plaisante taillée en une seule pièce. Vous pourrez couper dans les angles quatre petits napperons, mais il y aura tout de même des chutes de tissu importantes. Si toutefois vous n’aviez pas la largeur suffisante pour une nappe assez grande, évitez de faire une couture centrale pour avoir la largeur nécessaire. Il vaut mieux couper en deux la deuxième hauteur et rajouter chaque moitié de part et d’autre de la première. Les coutures prises dans la retombée se verront moins. Pour tracer votre cercle, pliez le tissu en quatre. Coupez un morceau de ficelle de la longueur du carré obtenu. Fixez un des bouts de la ficelle avec une punaise dans l’angle formé par les plis du tissu. Attachez un crayon à mine tendre à l’autre extrémité de la ficelle et, en maintenant celle-ci tendue, dessinez un arc de cercle. Coupez le long de cet arc de cercle à travers toutes les épaisseurs. Finissez la nappe par un ourlet étroit piqué à la machine ou encore posez une frange ou un volant.

Tapis de table en patchwork

chemin de table en patchworkEn assemblant des carrés et des rectangles de tissus différents, vous pouvez faire une grande nappe ronde. Le patchwork doit être doublé. Coupez un cercle dans la doublure, assemblez-le au cercle en patchwork en laissant une ouverture de 10 cm de long pour retourner sur l’endroit. Après avoir mis à l’endroit, repassez et fermez cette ouverture à points glissés.

Un jupon pour table ronde

jupon pour table rondeCoupez un patron de papier de la dimension de la table. Coupez le tissu d’après ce patron en ajoutant 1,5 cm pour la couture du volant. Coupez des bandes de tissu d’une largeur égale à la distance du plateau de la table au. sol plus 1,5 cm pour la couture et 5 cm pour l’ourlet. Assemblez ces bandes jusqu’à avoir deux fois la circonférence de la table. Le volant peut être davantage froncé, mais deux fois est un minimum. Assemblez verticalement les bandes et joignez-les en un cercle. Froncez le haut de ce «jupon » et assemblez-le au cercle du dessus de table. Faites un ourlet au jupon et surfilez ensemble le haut des fronces et le dessus de table.

Les coussins

coudre des housses de coussin

Avant de vous lancer dans la confection des housses de coussins, achetez la mousse. Prenez-la d’un diamètre légèrement plus grand (de 2,5 cm) que celui du coussin terminé. De cette façon, le coussin sera plus rebondi et plus confortable.

Fermer un coussin

Comme vous voudrez laver de temps en temps votre coussin, il faut prévoir une ouverture quelconque. Vous avez le choix entre plusieurs solutions :

  • Fermeture à glissière. C’est certainement la fermeture la plus nette. Prenez-en une qui ait 8 cm de moins que le côté du coussin.
  • Boutons-pression. Vous en coudrez plusieurs tous les 2 cm ou 3 cm ou vous poserez un galon sur lequel les boutons-pression sont déjà fixés .
  • Ruban Velcro. Vous pouvez aussi poser sur l’ouverture un ruban Velcro, mais c’est la solution la plus onéreuse.
  • Fermeture à points glissés. C’est certainement le moyen le plus facile, mais non le meilleur car vous passerez votre temps à coudre et à découdre l’ouverture.

Coussins passepoilés

Un coussin passepoilé a l’allure « décoration ». Cela vaut la peine d’y passer un peu plus de temps.

Faire un coussin carré

Coupez deux pièces de tissu plus larges de 2,5 cm que la mousse pour avoir 1,2 cm de rentré sur les quatre côtés. Préparez le passepoil et posez-le sur l’une des pièces du coussin en partant du milieu d’un côté. Faufilez et piquez. Endroit contre endroit, posez, bâtissez et cousez la seconde pièce sur la première. Insérez la fermeture, retournez sur l’endroit et repassez.

Habiller une chaise

Vous habillerez une chaise en bois et la rendrez plus confortable en la dotant d’un petit coussin que vous attacherez aux pieds. Faites un patron en papier du siège. Coupez d’après lui deux pièces de tissu en prévoyant un rentré de 1,2 cm tout le tour. Préparez le passepoil, faites les liens avec des bandes de tissu de 4 cm de large que vous pliez en deux et retournez sur l’endroit. Marquez les emplacements des liens sur une des faces et maintenez-les avec un point de bâti. Posez le passepoil et assemblez les deux faces du coussin en prenant les liens dans la piqûre.

coussins coussus

L’importance du repassage

Ce n’est pas une boutade, dans la confection d’un vêtement le repassage est aussi important que la couture. Il vous faut acquérir le réflexe coudre – repasser – coudre – repasser. Quand vous l’aurez acquis, vous ne vous mettrez plus devant votre machine à coudre sans avoir déplié la planche à repasser et branché le fer.

table à repasser

Le fer à repasser a en effet un double usage. Certes, il permet de défroisser, de lisser un tissu qui s’est froissé au lavage. Mais il est aussi un auxiliaire précieux de la couturière, il l’aide à mettre le tissu en forme.

Comment repasser selon la nature du tissu

  • Coton. Repassez selon l’épaisseur du tissu. Repassez humide soit avec un fer à vapeur, soit avec une pattemouille, mais jusqu’à ce que le tissu soit parfaitement sec. Les cotonnades de teintes claires se repassent indifféremment sur l’endroit ou sur l’envers. Les coloris plus foncés seront repassés sur l’envers. Si un coup de fer à l’endroit était indispensable, interposez un tissu fin et sec.
  • Lainages. Ils exigent très peu d’humidité. Essorez très fortement la pattemouille. Les lainages pelucheux doivent être repassés avec une pattemouille du même tissu.
  • Soieries. Elles peuvent se repasser humides, mais exigent un soin particulier. Prenez une pattemouille fine, très peu humectée, un fer à peine chaud que vous appuierez peu. Si vous utilisez un fer à vapeur, posez un papier de soie sur le tissu pour éviter que l’eau ne marque la soie.
  • Tissus synthétiques. Repassez-les comme des soieries. L’acétate est particulièrement fragile. Un lustrage au fer ne disparaît plus.
  • Velours et tissus à poil. Voir la technique de repassage qui convient à ces tissus.
  • Mousselines et dentelles. Voir la technique de repassage qui convient à ces tissus.
  • Tissus tricot. Voir la technique de repassage qui convient à ces tissus.

Repassage en cours de montage

Il s’agit pendant le montage d’un vêtement de repasser un endroit particulier sans toucher au reste. Pour y arriver, il est indispensable de maintenir en bonne position sur l’auxiliaire de repassage approprié l’emplacement à mettre en forme.

Les coutures

repasser coutures ouvertes

Une couture aura l’aspect lisse voulu si vous la repassez dès qu’elle est faite. Otez les fils de bâti et repassez la couture telle qu’elle a été piquée. Placez ensuite cette partie du vêtement, l’envers vers vous, sur votre coussin en forme de saucisse ou sur le bord de la jeannette. Du bout des doigts, ouvrez la couture et posez doucement la pointe du fer en la déplaçant dans le sens où vous avez cousu. Ne laissez pas le fer reposer de tout son poids. Travaillez tout d’abord à sec. Glissez des bandes de papier kraft sous les bords du tissu pour éviter les marques sur l’endroit. Retournez enfin sur l’endroit et, toujours sur le coussin ou le bord de la jeannette, repassez en donnant cette fois un peu de vapeur. Veillez à ne pas repasser au- delà de la couture.

  • Coutures incurvées. Les coutures incurvées qui épousent les lignes du corps seront repassées de la même façon en deux temps, mais sur un coussin tailleur ou une poignée à presser.
  • Coutures d’épaules. Repassez d’abord la couture fermée puis ouvrez-la au fer sur l’envers, en allant de l’encolure vers l’emmanchure et en n’utilisant que la pointe du fer. Remettez sur l’endroit et mettez en place sur le coussin tailleur. Repassez le dos de l’épaule dans le sens du droit-fil.
  • Coutures d’emmanchures. Tournez la manche à l’envers et posez sur le bord de la jeannette la couture du sommet de la manche (la partie entre les encoches). L’envers de la manche sera face à vous. De la pointe du fer seulement repassez uniquement le rentré de la couture sans toucher à la piqûre. Si le reste de la manche a l’air d’avoir besoin d’un petit coup de fer, ne repassez que les rentrés des coutures.

Les pinces

Repassez tout d’abord la pince telle qu’elle a été cousue puis à nouveau dans la direction voulue selon la nature de la pince. Ne repassez jamais au-delà de la pointe. Posez la pince sur le coussin tailleur, la pointe au bout du coussin. Repassez avec soin en allant vers le pli de la pince. Sous ce pli vous aurez glissé une bande de papier kraft pour éviter toute marque sur l’endroit.

Les parements

repasser parementsSi vous avez piqué les rentrés d’un parement, il suffira d’un léger coup de fer. Travaillez d’abord sur l’envers et très légèrement sur le bord du parement. Retournez sur l’endroit et repassez à nouveau légèrement. Ne repassez pas le bord piqué d’un parement, vous marqueriez certainement l’endroit du vêtement.

Les fronces

Froncez le tissu puis, uniquement au rentré de la couture, aplatissez les fronces au fer. Ne repassez pas les fronces. Une fois la piqûre faite, repassez légèrement en engageant la pointe du fer entre les plis des fronces en direction de la couture.

Les plis

Après avoir bâti un pli, repassez-le des deux côtés avec une pattemouille très peu humectée. Cela mettra le pli en place. Essayez le vêtement. Si les plis tombent bien, repassez chacun d’eux jusqu’à 20 cm de l’ourlet.

Glissez sous chaque pli une feuille de papier kraft pour ne pas marquer l’endroit. Faites l’ourlet et repassez alors les plis sur toute leur longueur, y compris l’ourlet. Si vous avez fait votre bâti avec un fil de soie, vous aurez moins de marques de fil après le repassage.

  • Plis non repassés. Ces plis ne doivent pas être repassés à plat. Mettez le vêtement sur un mannequin et laissez tomber les plis naturellement. Envoyez de la vapeur en tenant le fer à 8 cm environ du tissu. Si vous n’avez pas de mannequin, épinglez légèrement les plis à la planche à repasser. Envoyez la vapeur du fer sans toucher le tissu. Laissez le vêtement sécher avant d’ôter les épingles.

Les ourlets

Rempliez l’ourlet et bâtissez-le à 1 cm ou 2 cm du pli. Glissez des bandes de papier kraft entre le rempli et le vêtement lui-même et repassez à la vapeur ou avec une pattemouille en résorbant l’ampleur. Evitez que le fer n’appuie sur les fils de bâti car cela marquerait le tissu. Laissez sécher. Piquez l’ourlet et enlevez le faufil. Repassez à nouveau en appuyant fortement sur le pli.

Les poches

Cousez la poche au vêtement. Repassez sur l’endroit avec une pattemouille. Si la poche comporte un revers, glissez dessous une bande de papier kraft. Retournez le vêtement sur l’envers et repassez avec la pointe du fer la ligne de piqûre en travaillant sur une surface bien rembourrée.

Les fermetures

Travaillez d’abord sur l’envers. Ne repassez pas directement sur la fermeture. Si possible, repassez uniquement à sec.

 table à repasser

Les plis nervures

pli nervuré

Les plis nervures sont de très petits plis cousus sur l’endroit ou l’envers d’un tissu. Ils sont simplement décoratifs ou servent à contrôler l’ampleur.

Lorsque les petits plis sont là pour maintenir l’ampleur d’une manche ballon, d’une robe d’enfant, ils sont en général cousus sur l’envers sur la longueur voulue puis laissés ouverts. Ils peuvent être simplement formés et pris dans une couture. Ils sont piqués sur le droit-fil aussi bien que dans le biais.

Les plis nervures demandent de la précision et si on les pique à la machine il faut mettre tous ses soins à piquer droit. Certaines machines à coudre ont un marqueur de plis parmi leurs accessoires. Le premier pli est tracé à la main sur toute sa longueur. On l’insère dans le marqueur de plis entre la lame à rainures et la lame à éperon de l’échelle de distance. En mettant l’échelle à la distance désirée, vous allez marquer le second pli en piquant le premier. Le troisième sera marqué en piquant le second et ainsi de suite.

Piquer les plis à la machine ne signifie pas nécessairement faire une simple piqûre. Avec une machine à point zigzag, vous pourrez les piquer au point de satin étroit dans un coloris contrasté ou avec un coton à broder de tons dégradés. Enfin, si votre machine est entièrement automatique, vous pouvez choisir parmi tous les points de broderie qu’elle exécute.

Les plis nervures se piquent à 3 mm de l’arête. On prend en général un fil assorti au tissu, mais rien ne vous y oblige. Sur des tissus fins tels que l’organdi, les voiles de coton et les batistes, il vaut mieux coudre les plis nervures à la main à petits points devant ou points arrière.

Les différents plissés

pli origami

  • Les plis nervures. Ils sont très étroits, pas plus de 3 mm de large. Ils sont régulièrement espacés ou montés par groupes. On peut plisser ainsi les tissus légers tels que le voile, les toiles fines, la mousseline de soie, le foulard, les lainages légers et l’étamine de laine.
  • Les petits plis. Ils sont un peu plus larges que les plis nervures, entre 6 mm et 12 mm. Ils se réalisent sur les mêmes tissus que les plis nervures et de plus sur les jerseys fins.
  • Les plis gansés. Enserrez la ganse ronde ou la ficelle de lin dans le pli et faufilez. Avec un pied ganseur sur votre machine, piquez le pli sur toute sa longueur. Il est préférable de nettoyer à sec un vêtement portant des plis gansés car, lavé à l’eau, les ganses vous créeraient des difficultés par la lenteur de leur séchage.
  • Plis croisés. C’est une variante des plis nervures d’un effet très décoratif. Faites d’abord tous les plis dans une direction puis travaillez dans l’autre sens en vous assurant que le tissu ne glisse pas et que les plis se croisent toujours à angle droit. Les plis croisés doivent tous être confectionnés avant de couper la pièce qu’ils ornent.

pli décoratif

Ajouter des plis à un modèle

Imaginons que vous vouliez plisser l’empiècement d’une robe. Décidez de la largeur que vous voulez donner à vos plis et faites un échantillon pour juger de l’effet. Comptez combien l’empiècement comportera de plis. Mesurez sur l’échantillon combien de tissu prend chaque pli en vous souvenant qu’un seul pli prend deux fois sa profondeur. Multipliez le chiffre obtenu par le nombre de plis.

Une autre solution consiste à modifier le patron. Dessinez sur la pièce des lignes représentant les plis. Décidez de la quantité de tissu nécessaire par pli. Coupez des bandes de papier de soie de cette largeur-là. Coupez la pièce du patron le long des lignes dessinées. Intercalez une bande de papier de soie que vous maintenez par du papier collant. Répétez pli après pli l’opération. Quand vous aurez intercalé autant de bandes de papier de soie que vous voulez de plis, vous aurez une pièce de patron ayant les dimensions nécessaires.

Faites un gabarit

Faites un gabarit en carton si vous ne voulez pas être tenue de marquer chaque pli sur le tissu. Coupez une bande de carton rigide de 10 cm sur 2,5 cm en vérifiant que les angles sont droits. Partant d’une extrémité de cette réglette, marquez la largeur voulue pour chaque pli et fendez le carton sur 6 mm à l’emplacement de la marque. Sur le même côté, coupez plus bas en diagonale jusqu’au bout de la fente. Vous avez une encoche. Faites une deuxième encoche à la distance à laquelle doit se trouver l’arête du pli suivant.

Repassage

Repassez chaque pli dès qu’il est cousu. Ne croyez pas que cela soit du temps perdu. Repassez sur l’endroit en partant de la base du pli. Quand tous les plis sont faits, repassez toute la pièce plissée sur l’envers avec une pattemouille. Pour éviter de marquer l’endroit, glissez une bande de papier kraft sous chaque pli au fur et à mesure que vous repassez.

plis décoratifs poche

Des plis nets

coudre des plis

Il y a plusieurs sortes de plis, mais les principes à suivre pour les réaliser à la perfection sont pour l’essentiel les mêmes. Si vous avez choisi un tissu approprié, le succès dépend maintenant d’un marquage minutieux. Tous les repères de construction, toutes les lignes du patron doivent être, ici plus qu’ailleurs, reportés visiblement sur le tissu. Tout laisser- aller à cette étape aurait des conséquences désastreuses.

Les tissus appropriés

pli platPour un modèle à plis plats choisissez un tissu ayant reçu un apprêt qui le rend infroissable. Non seulement vous pourrez le porter de façon plus insouciante, mais surtout, repassé à la vapeur, ce genre de tissu formera un pli parfaitement net.

Les lainages peignés, les gabardines, les toiles, les tweeds tissés serré et les tissus en fibres synthétiques telles que le terylène ou le dacron prennent bien les plis. La fibre Courtelle est particulièrement recommandée car, une fois plissée, elle garde le pli même après un lavage en machine et ne nécessite alors qu’un léger coup de fer.

pli rondSi vous voulez des plis non repassés, des plis ronds, choisissez un tissu au tissage lâche ou un jersey. Vous piquerez le sommet des plis et laisserez le bas du pli rond se former naturellement.

Les différentes sortes de plis

  • Les plis couchés. Ce sont des plis parallèles couchés dans le même sens.pli couché
  • Les plis creux. Ce sont, en fait, deux plis couchés, mais tournés en sens opposé par rapport à la ligne médiane. Les deux arêtes du pli sont donc l’une contre l’autre parfaitement bord à bord. pli creux
  • Les plis ronds. Le pli rond est l’inverse d’un pli creux, autrement dit un pli creux vu sur l’envers.pli rond
  • Les plis souples. Ils ne sont pas repassés et sont simplement maintenus dans le haut par une couture.pli souple

Préparation et confection

Chaque pli comprend un creux de pli, une arête de pli et un bord où arrive cette arête. Ces trois lignes différentes seront marquées sur votre patron. Pour vous faciliter la tâche par la suite, marquez chacune de ces trois sortes de lignes avec un fil de couleur différente.

Pour plier et épingler les plis, travaillez sur une surface assez grande pour recevoir les plis dans toute leur longueur, par exemple sur une planche à repasser. Epinglez chaque pli en partant des extrémités vers le milieu. Faufilez l’arête du pli sur l’endroit et le creux sur l’envers. Bâtissez sur toute la longueur du pli et perpendiculairement aux plis à la taille.

coudre les plis

Essayage

Pour avoir des plis qui tombent bien, il faut essayer soigneusement. Pour soutenir les plis pendant l’essayage, faufilez sur l’envers un ruban gros-grain. Si la taille est trop large ou trop petite, passez un fil horizontal 20 cm au-dessous de la taille et débâtissez les plis entre ce fil et la taille. Ajustez à votre taille en faisant se chevaucher les plis ou en diminuant légèrement leur profondeur. Laissez 2,5 cm environ d’aisance à la taille quand vous ajustez.

Si les plis s’ouvrent vers l’ourlet, relevez la jupe à la taille jusqu’à ce qu’ils tombent droit. Le rentré de la couture à la taille sera donc plus haut. Si, au contraire, les plis se chevauchent légèrement à l’ourlet, baissez la taille en diminuant le rentré. En faisant ces corrections, remettez aussi en place les creux des plis.

Lorsque les plis sont terminés ainsi que l’ourlet, ôtez tous les bâtis sauf celui de la taille, posez à nouveau le gros-grain pour un dernier essayage avant de coudre la jupe soit à un corsage, soit à une ceinture.

Repassage

Lorsque les plis sont confectionnés et bâtis, épinglez-les au niveau de l’ourlet sur une planche à repasser. Repassez les plis à la vapeur, d’abord sur l’endroit puis sur l’envers. Pour éviter que les plis ne se déforment, ne laissez pas pendre le vêtement, disposez-le sur un dossier de chaise. Prenez la précaution, pour que l’arête des plis ne marque pas le tissu, de glisser au fur et à mesure du repassage une bande de papier kraft sous chaque pli.

Des plis non repassés se mettent simplement en forme à la vapeur. Posez le vêtement sur un mannequin ou sur un cintre. A 7 cm ou 8 cm du tissu, envoyez la vapeur du fer à repasser et laissez sécher.

Plis piqués

pli piquéVous piquerez vos plis avant de fixer la jupe sur un corsage ou une ceinture. Vous ferez d’abord toutes les rectifications nécessaires pour que les plis tombent bien et vous ferez l’ourlet. Puis, partant du bas, piquez près de l’arête de chaque pli. Pour plus de solidité, piquez également sur l’envers les creux des plis. Pour un effet décoratif, vous pouvez surpiquer l’arête des plis sur toute leur longueur.

Les ourlets

coudre un ourlet

Un bel ourlet signe un travail bien fait. Il doit être rigoureusement parallèle au sol sur toute sa longueur et la hauteur doit aussi être constante. La longueur à l’ourlet varie avec la mode, mais n’en soyez pas esclave et regardez ce qui, sur vous, est le plus harmonieux et convient le mieux à votre silhouette. L’ourlet est la toute dernière étape de la confection d’un vêtement, aussi ne doit-il être fait que lorsque les manches sont posées, lorsque, enfin, il ne reste plus rien d’autre à faire. Si le modèle se porte avec une ceinture, mettez-la au moment de marquer l’ourlet.

Portez toujours les sous-vêtements et les chaussures que vous porterez avec le vêtement que vous allez ourler, portez la veste s’il s’agit d’ourler la jupe d’un ensemble, pour vous assurer que les proportions sont bonnes. Si vous devez mettre un jupon, portez-le pour ce dernier essayage car le vêtement devra avoir 4 cm ou 5 cm de plus. En particulier si vous réalisez une jupe large que vous porterez sur un jupon à volants, pensez que l’ampleur du jupon va relever la jupe de quelques centimètres.

Dans toute la mesure du possible, faites- vous aider pour arrondir vos ourlets. Vous ne pouvez le faire seule et les arrondisseurs ne sont pas totalement fiables.

Une jupe évasée, à godets, taillée dans le biais ou en plein cercle devra rester suspendue pendant au moins 24 heures pour que le tissu se mette en forme avant que l’ourlet ne soit tracé et cousu. Plus le tissu prête, plus longtemps vous laisserez suspendu le vêtement. Un crêpe satin, un fin jersey de soie devront rester suspendus pendant une semaine.

Le secret d’un bel ourlet

Vous détiendrez le secret d’un bel ourlet si vous tenez compte de ces trois impératifs : réduire le volume, résorber l’ampleur pour que l’ourlet puisse être cousu sans difficulté et enfin repasser très minutieusement.

Réduire le volume

ourlet repliéLorsque l’ourlet est remplié, il y a aux coutures quatre épaisseurs de tissu qui font un volume excessif. Sur une jupe droite, rognez les rentrés des coutures à 6 mm à partir de la ligne d’ourlet.

Sur un vêtement plissé, faites une fente oblique dans les rentrés des coutures jusqu’à 3 mm de la couture de haut en bas et une autre fente de bas en haut. Rognez les rentrés. Repassez en l’ouvrant la partie de la couture qui sera prise dans l’ourlet et au-dessus de l’ourlet, couchez les deux rentrés sur un même côté.

Résorber l’ampleur

ourlet jupeSur une jupe droite il y a très peu ou pas du tout d’ampleur à résorber. Plus le vêtement est en forme, plus il y a d’ampleur à résorber. Pour en prendre une mesure exacte, rempliez sur la ligne d’ourlet et épinglez en faisant coïncider les coutures; s’il n’y a que peu d’ampleur, vous parviendrez à la répartir à la main. Si la jupe est légèrement évasée, ramenez l’ampleur vers les coutures et, s’il n’y en a pas plus d’un centimètre et demi à chaque couture, décousez simplement sur la hauteur de l’ourlet et repiquez en oblique.

Reprendre une grande ampleur

ourlet pour jupe largeLa méthode précédente ne suffira pas à résorber l’ampleur d’une jupe très large, jupe circulaire ou semi-circulaire. Procédez alors de la façon suivante : à 6 mm du bord passez un fil de fronce et froncez jusqu’à ce que l’ourlet soit de la même largeur que le bas de la jupe.  ourlet fini pour jupe largeEn repassant avec une pattemouille, vous aplatirez ces menues fronces.
Glissez un carton mince entre l’ourlet et le vêtement pour qu’il n’y ait pas de marque sur l’endroit. Vous pouvez aussi fendre la hauteur de l’ourlet à intervalles réguliers, faire se chevaucher les deux bords de chaque fente et prendre les deux bords ensemble dans les points d’ourlet.

OURLETS SPÉCIAUX

  • Galon de crin pour ourlet étroit. On pose ce type de galon au bas d’une longue robe de soirée lorsqu’on veut donner une certaine rigidité à l’ourlet sans pourtant alourdir dans un tissu comme une mousseline de soie. Préparez l’ourlet et ne laissez qu’un peu plus d’un centimètre de rentré. Passez le crin à la vapeur pour le déplisser. Posez le galon sur l’endroit à un demi-centimètre du bord et piquez-le. Rempliez le galon sur l’envers, faufilez très près du pli et maintenez le galon sur l’envers de la robe à points glissés.galon sur ourletgalon sur ourlet fini
  • Galon de crin pour grand ourlet. Certains galons de crin comme ceux qu’on emploie sur les soieries présentent sur un de leurs côtés un fil pour résorber l’ampleur. S’il n’y en a pas, passez un fil de fronce. Bâtissez l’autre bord du galon sur l’envers de l’ourlet et cousez à grands points d’ourlet. Si le vêtement comporte une doublure, fixez le galon de crin sur la doublure seulement. Tirez sur le bord non cousu le fil prévu pour répartir l’ampleur, égalisez sur toute la longueur de l’ourlet puis fixez à grands points devant soit toujours sur la doublure, soit sur le vêtement.

Un miroir en pied est indispensable pour vérifier la bonne longueur de l’ourlet.

Ceintures montées

jupe parme

Pour qu’une jupe ou un pantalon tombent bien, la ceinture ne doit être ni trop large ni trop serrée. Il faut que vous puissiez glisser facilement deux doigts entre votre corps et la ceinture. Ce serait une erreur de croire qu’à être trop serrée vous aurez l’air plus mince. Le résultat obtenu serait plutôt l’inverse : la taille est engoncée, le haut de la jupe ou du pantalon forme des plis disgracieux et vous avez l’air plus forte que vous n’êtes en réalité.

Pour qu’une ceinture ait une tenue suffisante, il faut la renforcer. Vous pouvez soit piquer sur la bande de tissu prévue pour la ceinture une toile tailleur ou une triplure, soit coller au fer une triplure adhésive ou, enfin, poser un gros-grain.

Une ceinture peut être invisible ou visible. Vous choisirez ce qui vous va le mieux et adopterez l’une ou l’autre des méthodes que nous vous proposons.

Ceinture invisible

poser une ceinture invisibleIl s’agit, en fait, de poser un gros-grain sans tailler de ceinture dans le tissu de la jupe. Commencez par humecter le gros-grain et repassez-le en l’étirant sur un des bords avec un fer moyennement chaud. Il sera ainsi incurvé et pourra épouser la taille. Vous pouvez également vous procurer dans le commerce du gros-grain pré-formé. ruban gros grain avec agraphe

C’est le bord non étiré du gros-grain que vous coudrez au bord de la jupe ou du pantalon. Ajustez sur votre taille le gros-grain et ajoutez 1,5 cm à chaque bout. Marquez sur le gros-grain le milieu devant, le milieu dos et les coutures des côtés. Sur le vêtement, rognez le rentré de la taille et surfilez à la main ou à la machine. Placez sur l’endroit du vêtement le bord non étiré du gros-grain en faisant coïncider les repères milieu devant, milieu dos et côtés. Faites une première piqûre près du bord du gros-grain puis une seconde à 3 mm de la première. Retournez le gros-grain sur l’envers. Fixez agrafes ou crochets.

Ceinture montée sans ouverture

Les pantalons sans braguette réalisés dans des tissus extensibles sont très confortables et ils sont faciles à faire dès lors que vous êtes familiarisée avec le travail des jerseys et autres tissus extensibles. Une coulisse dans laquelle on glisse un élastique maintient le pantalon tout autour de la taille.

Ceinture coulissée

Assurez-vous, en essayant le pantalon, que l’entrejambe est confortable puis nouez pardessus le pantalon une ficelle autour de votre taille. Marquez par des épingles l’emplacement de la ficelle et ôtez le pantalon. Passez un fil de bâti sur la ligne de taille marquée par les épingles. Au-dessus de ce bâti comptez 4 cm pour la coulisse et coupez le tissu excédentaire. Surfilez ou faites un point zigzag à la machine sur le bord. Rempliez sur l’envers la coulisse et piquez en laissant la coulisse ouverte sur 5 cm au milieu du dos.ceinture coulisée

Coupez un élastique de la longueur de votre tour de taille et introduisez-le dans la coulisse. Avec une épingle de sûreté, joignez les deux extrémités de l’élastique en les superposant sur 2 cm. Essayez à nouveau le pantalon pour vérifier que vous n’êtes pas trop serrée.

Assemblez définitivement les deux extrémités de l’élastique par une piqûre formant d’abord un carré puis les diagonales de ce carré. Fixez au bord de la coulisse un petit morceau d’extra-fort plié en deux qui vous permettra de reconnaître le dos et le devant du pantalon terminé. Piquez l’ouverture que vous aviez laissée dans la coulisse au milieu dos.

Ceinture élastique piquée

Ceinture montée sans ouvertureSouvent, une ceinture avec élastique coulissant, après avoir été portée quelque temps, devient inconfortable parce que l’élastique roule sur lui-même. Nous vous proposons une variante de ceinture élastique qui ne présente pas cet inconvénient. Essayez le pantalon, marquez par des épingles puis par un bâti l’emplacement de la taille. Mesurez et coupez 4 cm au-dessus de la taille pour la coulisse. Surfilez le bord. Coupez un élastique à la dimension de votre tour de taille plus 1,5 cm pour joindre les deux extrémités en les superposant. Piquez comme précédemment en carré puis en X. Divisez en quatre parties égales votre élastique et marquez-les par des épingles. Le pantalon comporte quatre coutures (milieu devant, milieu dos et deux sur les côtés). Placez l’élastique sur l’envers du vêtement en faisant coïncider une épingle avec une couture. Situez la fermeture de l’élastique à la couture du milieu dos. La base de l’élastique doit se trouver sur la ligne marquant la taille. Ceinture elastique piquée

Réglez votre machine sur un point zigzag étroit et piquez la base de l’élastique à 3 mm du bord en étirant l’élastique au fur et à mesure.

Repliez l’élastique sur l’intérieur du pantalon. ainsi que la coulisse. Piquez à 6 mm du bord en étirant le pantalon.

Ceinture élastique express

Voici une méthode très rapide pour poser une ceinture élastique qui sera un élément décoratif. Vous l’emploierez pour un vêtement d’enfant ou encore pour un pyjama.

Ceinture expressMonter la jupe ou le pantalon sans aucune pince à la taille et sans terminer la couture du milieu dos. Coupez l’élastique comme précédemment. Divisez en quatre parties égales le tour de taille du vêtement et marquez par des épingles. Divisez également en quatre l’élastique. Posez l’élastique sur l’endroit du vêtement, épinglez un quart du tissu et un quart d’élastique. En étirant l’élastique pour qu’il repose à plat sur le tissu, faites un point zigzag pour assembler tout le tour de la taille. Il ne vous reste plus qu’à fermer la couture du milieu dos.

Poignets et cols

manche tulipe

Les poignets

Si vous êtes tentée par un patron à manches longues, mais que le poignet ne vous plaise pas, sachez que vous avez plusieurs possibilités de modifier un bas de manche.

Vous remplacerez, par exemple, le poignet par un petit biais à cheval que vous nouerez ou encore par un élastique glissé dans un ourlet. Cette dernière solution est à retenir en particulier pour des vêtements d’enfants car la manche se retrousse alors facilement et se salit moins.

Attention, si vous supprimez un poignet, la manche ne doit pas être raccourcie d’autant, ajoutez la hauteur du poignet à la longueur de la manche.

biais sur manche

Poignet de chemise

Si vous hésitez à vous lancer dans la confection d’un poignet à fente et à patte, voici une variante des plus faciles.

poignetAvant d’enlever la pièce du patron et de couper la manche, marquez par un point de bâti tailleur l’emplacement où devrait aboutir normalement la fente. Mesurez la profondeur prévue pour la fente et reportez horizontalement sur la ligne de couture une distance égale (elle varie entre 3 cm et 4 cm). Faites une piqûre de soutien aux angles.

Sur un tissu lourd, fendez simplement du bord de la manche jusqu’à la ligne de couture et rabattez sur l’envers le rectangle coupé que vous maintiendrez par un point de chausson.

Sur le tissu léger, ôtez ce rectangle et faites un ourlet très fin sur l’envers.

La pose du poignet

Le poignet est en une seule pièce pliée dans le sens de la longueur. Coupez l’entoilage de la même longueur et d’une largeur égale à la moitié du poignet plus 1,5 cm. Piquez l’entoilage à la base du poignet.

Pliez le poignet endroit contre endroit et piquez les deux petits côtés. Rognez l’entoilage au ras de la piqûre et retournez le poignet sur l’endroit.

L’endroit du poignet contre l’endroit de la manche, épinglez le poignet de part et d’autre de l’ouverture que vous avez ourlée. Répar- tissez régulièrement l’ampleur du bas de manche. Piquez sur la ligne de couture, la manche au-dessus.

Sur l’envers du poignet faites un rentré que vous fixez à points glissés sur la ligne de piqûre.

Terminez le poignet par des boutonnières passepoilées ou faites à la machine et des boutons.

Les cols

Il n’est pas nécessaire d’insister sur l’importance du col dans un vêtement. Il entoure le visage et chacune sait quels sont les types de col qui lui vont le mieux. Les encolures dégagées, les cols châle, les cols chemisier ouverts avantageront un cou un peu court tandis que les cols officier, les cols cravate et les cols roulés mettront en valeur un cou long et fin.

Ce qui guide votre choix dans les vêtements en prêt-à-porter doit aussi guider votre choix quand vous confectionnez vous-même vos vêtements.

Si vous respectez bien toutes les règles que nous allons rappeler, vous n’aurez pas plus de difficulté à réaliser un col châle qu’un col Claudine.

types de col

Les éléments d’un col

Un col est toujours taillé dans deux épaisseurs au moins de tissu et comporte souvent un entoilage. Mais les deux pièces ne sont pas toujours identiques.

Le dessus de col est en général taillé droit- fil et le dessous de col se compose de deux moitiés taillées dans le biais et assemblées au milieu par une couture.

Marquage et coupe

Que vous fassiez un petit col officier ou un col chemisier, les règles fondamentales que vous devez respecter sont les mêmes. Tout d’abord apportez le plus grand soin à la disposition des pièces sur le tissu avant de couper, ne pensez surtout pas que le dessous de col, parce qu’il ne se voit pas, peut avoir, par exemple, une moitié droit-fil et l’autre en biais. Ensuite, de préférence après avoir réalisé un patron-toile de votre col et l’avoir essayé, coupez avec la plus grande précision : quelques millimètres d’écart et l’ajustement du col à la ligne d’encolure du vêtement se fera mal.

Enfin, reportez tous les repères de votre patron et marquez par un fil de bâti les lignes de couture. Les deux pointes d’un col chemisier, par exemple, auront ainsi plus de chances d’être parfaitement symétriques.

montage col

L’entoilage d’un col

Toile tailleur, triplure ou Vliseline doivent être choisies en fonction du poids de votre tissu principal. Un tissu léger ou transparent peut se passer d’entoilage. Vous pouvez aussi renforcer simplement le col par une troisième épaisseur de tissu à condition que celui-ci soit uni.

Les coutures

Avant de piquer le col, réglez la longueur du point sur votre machine, le point sera plus petit que pour les autres coutures. Commencez à piquer au milieu de la couture en allant vers les bords du col.

Si le col comporte une pointe, faites un ou deux points en oblique à l’extrémité de la pointe. Dégradez les rentrés pour diminuer le volume, le rentré laissé le plus large doit être celui qui se trouve immédiatement sous le dessus de col.

Crantez les parties arrondies d’un col Claudine ou d’un col officier.

Montage d’un col droit

Il peut paraître malaisé d’assembler le bord d’un col droit à une ligne d’encolure qui est nécessairement courbe. N’essayez pas defaire coïncider les bords des tissus mais plutôt les lignes de couture. Vous avez en général, sitôt après la coupe, fait une piqûre de soutien sur les pièces du vêtement, fendez à petits coups de ciseaux perpendiculaires au bord à intervalles réguliers jusqu’à cette piqûre de soutien, mais bien entendu sans la couper. Il vous est alors possible d’étirer légèrement le tissu et d’ajuster le col.

Essayage du col

Si vous avez exécuté votre col d’après un patron-toile, il doit bien se placer. Faites néanmoins un essayage avant de le fixer au vêtement.

Ce n’est qu’une fois le col posé que vous terminerez le vêtement. Il serait imprudent de poser, par exemple, une fermeture à glissière ou de faire une boutonnière avant que le col ne soit posé. En effet, la plus légère rectification lors de la pose du col peut vous conduire à déplacer une boutonnière.

Repassage

Vous avez intérêt à repasser le col avant de le retourner sur l’endroit. Les rentrés seront aplatis et vous ne marquerez pas l’endroit du tissu.

Ce premier repassage fait, retournez le col sur l’endroit. Si c’est un col à pointes, glissez à l’intérieur des pointes une aiguille à tricoter pour commencer à former la pointe. Vous terminerez en vous aidant d’une épingle pour former l’extrémité.

Vous ferez ensuite un dernier repassage sur l’endroit en tendant le tissu sur le bord extérieur et en faisant glisser légèrement avec les doigts le dessous de col vers la ligne d’encolure. De cette façon, la couture du col sera invisible sur l’endroit.

col fini

Manches sans problème

Les manches sont un élément important de la ligne d’un modèle, elles en font parfois tout le charme. Il y a essentiellement trois types de manche : la manche raglan, la manche kimono et la manche montée. Les variations sur ces thèmes ne manquent pas : manche ballon, manches bouffantes, gigot, etc. L’important dans une manche est qu’elle soit confortable et qu’en aucune façon elle n’ait l’air étriquée. Elle ne doit pas tirer, ni même être serrée, mais épouser naturellement la courbe du bras.

Pensez aussi au côté pratique des choses. Une manche longue ondoyante et virevoltante sera très gracieuse sur une robe de soirée, mais bien encombrante pour une robe de dîner.

Les différents types de manche

types de manches

  1. manche ballon
  2. manche raglan
  3. manche montée courte
  4. manche montée longue
  5. manche avec poignet boutonné
  6. manche longue bouffante
  7. manche à volant
  8. manche à la française
  9. manche kimono

 

La manche montée

Une fois encore, monter une manche n’est pas une tâche extrêmement difficile mais cela demande, il est vrai, du temps et de la minutie. Ne vous précipitez pas car vous n’auriez plus qu’à défaire et tout recommencer. Si la manche est froncée, l’ampleur doit être répartie également sur la tête de la manche entre les encoches. Si les fronces étaient plus abondantes sur le dos ou le devant, la manche aurait l’air bossue ou « visserait ».

Même sur une manche droite ou ajustée, il faut répartir également pour donner un arrondi uniforme qui prenne la courbe de l’épaule et du haut du bras.

Monter une manche

Passez un fil de bâti qui servira de guide perpendiculairement au droit-fil de la manche au milieu de la tête. Faites à la machine deux rangs de fronces de chaque côté de la ligne de couture et entre les encoches (fig. 1). Fermez la manche, ouvrez la couture au fer

monter une manchePrenez en main le vêtement, l’envers vers vous, et placez la manche dans l’emmanchure, endroit contre endroit. Epinglez la manche au corps du vêtement à la couture d’épaule, aux encoches et aux coutures du dessous de bras. Tirez les fils de fronce jusqu’à ce que la tête de la manche s’adapte exactement à l’emmanchure et maintenez les fronces en place en enroulant les fils en forme de huit sur des épingles. Répartissez également l’ampleur et bâtissez tout le tour de l’emmanchure à petits points.

Essayez le vêtement et marquez toutes les corrections nécessaires. Le fil de bâti passé en travers de la tête vous guidera, il doit être parfaitement horizontal.

Enlevez le fil de bâti. Nouez les extrémités des fils de fronce et épinglez de nouveau endroit contre endroit en effectuant les corrections. Si vos épingles sont assez rapprochées, vous n’aurez pas besoin de bâtir à nouveau.

Piquez l’emmanchure, la manche étant sur le dessus et en partant du dessous des bras.

Procédez avec une sage lenteur en suivant minutieusement la ligne de piqûre et en veillant à ce que la couture ne fronce pas. Faites une seconde piqûre à 6 mm de la première.

Rognez les bords de la couture et surfilez à la main. Si la manche est froncée, rognez tout près de la seconde piqûre et surfilez. Ne repassez pas cette couture d’emmanchure, vous écraseriez les fronces.

Un montage simplifié

Voici une méthode simplifiée que vous utiliserez particulièrement pour les vêtements d’enfant. Faufilez pour l’essayage les coutures des côtés du corsage et la fermeture de la manche. Essayez et ôtez ces faufils. Seule la couture d’épaule doit être piquée à ce stade.

montage mancheFaites les deux rangs de fronces. Endroit contre endroit, en faisant coïncider les repères, épinglez puis piquez la manche dans l’emmanchure en stoppant à 3 cm ou 4 cm de la couture des côtés. Endroit contre endroit, faites la couture des côtés du corsage et fermez la manche, surfilez et ouvrez au fer. Terminez la couture d’emmanchure sous les bras et faites une seconde piqûre à 6 mm de la première tout le tour de l’emmanchure.