Votre machine à coudre

Les machines à coudre à pédalier de nos grand-mères peuvent encore rendre de grands services. Mais il est bien vrai que les machines électriques d’ aujourd’hui permettent d’appréciables gains de temps et les plus perfectionnées exécutent une très grande variété de travaux, du surfilage à la broderie.

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Les trois types de machine

La machine à point droit

C’est la plus simple et la moins chère. Elle exécute le point de piqûre en marche avant et arrière. L’adjonction de pieds amovibles permet d’ourler, de froncer ou de ganser. Il est possible qu’elle suffise à vos besoins.

La machine à point zigzag

Outre le point droit avant et arrière, cette machine, dont l’aiguille peut osciller de droite à gauche dans la fente d’un pied-de-biche spécial, exécute le point zigzag. Selon le serrage du point on obtient un surfilage ou un point de satin. Elle peut faire les boutonnières, le bâti tailleur et de nombreux points de broderie.

La machine automatique

Elle fait tout ce que font les machines à point droit et à point zigzag, mais encore de très nombreux points de broderie grâce à un jeu de cames que l’on peut varier à volonté. Le simple réglage d’une manette permet de changer automatiquement de point. Certains modèles permettent même de coudre les boutons et de faire les boutonnières.

L’entretien de votre machine

Si vous en prenez régulièrement soin, votre machine à coudre vous rendra service votre vie entière. Elle vous a été vendue accompagnée d’un manuel qui vous indique comment vous en servir, mais aussi comment l’entretenir. Après vous en être servie, nettoyez-la et graissez-la avec une huile spéciale vendue en burette. Après le graissage, faites fonctionner toutes les pièces sur une chute de tissu puis essuyez avec un chiffon sec.

L’emploi de votre machine

Conservez précieusement le manuel. Étudiez-le avant de vous exercer sur des chutes de tissu. Vous vous familiariserez peu à peu avec tous les accessoires et découvrirez toutes les opérations qu’ils vous permettent de réaliser. Vous ferez des fronces grâce au pied- de-biche à froncer, rabattrez et piquerez en une seule fois de petits ourlets grâce au pied- de-biche ourleur. Mais des difficultés peuvent surgir. Elles proviennent le plus souvent d’une faute de manœuvre de votre part, d’aiguilles défectueuses ou ne convenant pas au tissu que vous travaillez, ou encore d’un nettoyage imparfait. Avant de commencer à travailler, vérifiez l’état de votre aiguille et l’exactitude de votre enfilage. Pliez en deux un morceau de votre tissu et contrôlez la tension du point. La tension est correcte lorsque le fil d’aiguille et le fil de canette se croisent au milieu du point. Lorsque le fil d’aiguille est trop tendu, il semble courir sur le dessus du tissu. S’il est trop lâche au contraire, c’est le fil de canette qui court sur le dessous de la piqûre. Consultez la notice technique pour régler les tensions.

Le fil d’aiguille casse

Si le fil d’aiguille casse, il peut y avoir à cela plusieurs raisons : la tension du fil d’aiguille est trop forte; l’aiguille est tordue, émoussée ou rouillée; il se peut qu’elle soit mal fixée, qu’elle soit trop petite pour le fil utilisé; votre fil est de mauvaise qualité ou vous l’avez depuis trop longtemps et il est trop sec; la plaque d’aiguille a pu être endommagée et, dans ce cas, il faut la faire polir à nouveau par le fabricant; ou plus simplement votre enfilage est défectueux.

Le fil de canette casse

Cela peut venir d’une tension trop forte de ce fil. La canette a peut-être été mal ou trop remplie. C’est la canette elle-même qui a été endommagée en l’introduisant dans sa boîte. Ou, ici encore, le poli de la plaque d’aiguille est à refaire.

L’aiguille casse

Il peut y avoir plusieurs causes à ce mini-accident : vous n’avez pas suffisamment serré la vis du pince-aiguille; une épingle avait été oubliée dans le tissu ou, si vous bâtissez par épinglage, une des épingles n’était pas perpendiculaire à la ligne de piqûre; l’aiguille est légèrement courbée et sa pointe heurte la plaque d’aiguille; vous n’avez pas vérifié que l’aiguille était remontée au moment de retirer votre ouvrage; en cousant une couture épaisse vous avez poussé le tissu, ce qui est inutile et peut courber l’aiguille au point qu’elle se rompe. De la même façon, si vous tirez votre travail vers vous à la fin d’une couture, l’aiguille casse. Prenez l’habitude de tirer votre travail vers l’arrière du pied-de-biche.

Votre machine fait du sur-place

Voyez si vous n’avez pas tout simplement oublié de remettre en place le débrayage que vous avez utilisé pour remplir une canette. Contrôlez aussi la longueur du point : si elle est trop petite pour l’épaisseur du tissu, celui-ci n’avance pas.

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